| Mot | Définition |
|---|---|
| Aboulique | Qui manifeste une aboulie, c’est-à-dire une diminution ou disparition de la volonté. |
| Acédie | Etat spirituel de marasme, source de découragement. Manque de goût pour prier |
| Anamnèse | Mot grec traduisant le mot hébreu ‘zikkaron’ signifiant ‘mémorial’. Il est l’actualisation d’un événement passé qui a le pouvoir de donner sens à nos vies actuelles. Au sens strict ce mot signifie la prière qui suit le récit de l’institution de l’Eucharistie par Jésus et qui fait mémoire du mystère de la vie du Christ, centré sur sa mort & sa résurrection. |
| Angélologie | Etude des anges |
| Anomie | Absence d’organisation naturelle ou légale. Absence de référence |
| Antiphonaire | Tout recueil de chants liturgiques |
| Apocatastase | Dans les Actes des Apôtres (III, 21) Apocatastase signifie le retour à la perfection primitive ou l’accomplissement final des promesses de Dieu. |
| Apologétique | Partie de la théologie qui vise la défense de la religion contre les attaques dont elle est l’objet (« apologétique négative ») et à démontrer la vérité et la divinité du christianisme, pour aboutir ainsi au jugement de crédibilité, point de départ de l’adhésion par la foi (« apologétique constructive ») (d’après le TLF http://atilf.atilf.fr) |
| Aporie | difficulté d’ordre rationnel paraissant sans issue |
| Assemblée liturgique | « Rassemblement du Peuple par Dieu et face à Dieu pour la célébration de l’Alliance » (R. Le Gall). |
| Ataraxie | En philosophie : tranquillité de l’âme. Chez les Stoïciens, état d’une âme que rien ne trouble, idéal du sage |
| Canon | Mot grec signifiant règle. En terme de Droit de l’Église : articles du Code de Droit Canonique. En terme de Liturgie : règle de célébration qui doit être observée pour la célébration de l’Eucharistie. Le « Canon romain » est la Prière Eucharistique no 1 qui a été seule en usage pendant des siècles dans la liturgie latine avant la réforme liturgique décidée par Vatican II. (AB) |
| Casuistique | Art d’appliquer les principes moraux universels aux cas particuliers. |
| Chiasme | figure de réthorique formée d’un croisement des termes (là où le parallélisme serait normal). Exemple : il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. |
| Chrismation | Autre nom de la Confirmation particulièrement dans l’Eglise Orthodoxe |
| Déréliction | Etat de l’homme qui se sent abandonné, isolé, privé de tout secours divin. |
| Diatribe | "Discussion d’écoles". Critique amère, violente, le plus souvent sur un ton injurieux. |
| Doxologie | Du grec ‘doxa = gloire’ ; c’est une brève formule de louange pour rendre gloire à Dieu. (AB) |
| Embolisme | Synonyme de développement. Le terme désigne une prière qui en amplifie une autre – comme celle qui suit le ‘Notre Père’ chanté à la Messe – ou qui la particularise en fonction de telle ou telle circonstance, comme des adaptations proposées pour le dimanche ou les fêtes dans la ‘Prière eucharistique’. (AB) |
| Encratite | Qui méprise le corps |
| Épiclèse | Mot grec qui signifie appel, invocation. Au sens strict il désigne une prière demandant au Père d’envoyer l’Esprit, soit sur l’assemblée, soit le pain & la coupe. (AB) |
| Etiologie | Etude des causes, Etude des origines |
| Évangéliaire | Livre liturgique comprenant uniquement l’Évangile. (AB) |
| Gnostique | n., m. : celui qui connaît parce qu’il a reçu une révélation. Et c’est par cette connaissance qu’il est sauvé. Il ne croit pas, mais il sait parce qu’il est initié |
| ébionite (hérésie ébionite) | hérésie chrétienne du 3è siècle |
| Herméneutique | Qui a pour objet l’interprétation des textes philosophiques, religieux |
| Irénisme | Attitude consistant à tolérer des erreurs inacceptables par un souci déplacé de paix et de conciliation. |
| Kerygme | Le Kerygme (du grec kerugma, l’annonce du crieur public) est la formule résumée par laquelle les premiers chrétiens proclamaient leur foi, comme l’enseignement des apôtres la retransmet dans le Nouveau Testament.
Le Kerygme contient toujours quatre propositions : C’est le premier « Credo », la première profession de foi. "Le mot Kerygme continue à être employé aujourd’hui pour évoquer la proclamation missionnaire de l’essentiel de la foi chrétienne, proclamation qui tient évidemment compte du développement de la réflexion chrétienne depuis les origines." (ET) |
| Lectionnaire | Livre comprenant les lectures des différentes célébrations liturgiques. (AB) |
| Liturgie | « Exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et est réalisée d’une manière propre à chacun d’eux, dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire par le Chef et par ses membres » (SSC # 7). |
| Lucernaire | Hymne, remontant au IIe ou IIIe siècle, chanté à l’office du soir, lorsqu’on allume les cierges, pour signifier le Christ Ressuscité lumière du monde. |
| Marcionite | Disciple de Marcion, oppose le Dieu bon révélé par le Nouveau Testament, au Dieu créateur de l’Ancien Testament. Les marcionites n’attribuaient au Christ qu’une apparence humaine |
| Métempsychose | Au singulier : transmigration des âmes. Au pluriel : Incarnations successives (d’une âme) après la mort. (d’après le TLF http://atilf.atilf.fr). Cette croyance n’est pas partagée par les chrétiens qui croient à la résurrection des morts et pour qui chaque être humain est unique. |
| Ministre | Signifie au sens littéral : ‘serviteur’. Le ministre est celui qui exerce le ‘ministère’, service pastoral de la communauté chrétienne. Le ministre ordonné est celui qui est député à cet office par le sacrement de l’Ordre. (AB) |
| Missel | Livre liturgique comprenant les rites et prières propres à la Messe. On parle de « Missel plénier » quand rubriques, prières et lectures sont réunies dans un seul livre à l’usage du prêtre pour célébrer la Messe. (AB) |
| Monachisme | Etat de vie de ceux qui quittent le monde pour la vie monastique, les moines. |
| Monophysisme | du grec monos unique. Thèse niant la nature humaine du Christ |
| Mythe | Vient du verbe grec signifiant ‘parler’, ‘dire’, ‘raconter’. (AB) « Le mythe (religieux) est originellement l’expression poétique du rite : la communauté humaine vit, dans le rite, sa communion au divin ; cette communion en acte dépasse toute parole, mais a besoin toutefois de s’exprimer. Le mythe est une parole totalisante, comme le rite est un acte totalisant ; expression globale qui dépasse la logique, et par laquelle l’homme essaie d’évoquer symboliquement l’action divine où il sait que le rite l’insère » (R. Le Gall). |
| Objectivisme | Attitude pratique qui consiste à s’en tenir aux données contrôlables par les sens, à écarter les données subjectives. |
| Ontologie | Partie de la philosophie qui a pour objet l’étude des propriétés les plus générales de l’être, telles que l’existence, la possibilité, la durée, le devenir. (Pour plus de détail, consulter http://atilf.atilf.fr) |
| Paraclétique | terme venant de paraclet nom donné au Saint Esprit |
| Paradigme | Exemple, modèle |
| Parénétique | terme venant de parénèse : prédication de type moral |
| Phénoménologique | Méthode philosophique qui se propose par la description des choses elles-mêmes, en dehors de toute construction conceptuelle, de découvrir les structures transcendantes de la conscience, et les essences. |
| Pontifical | Livre liturgique propre aux célébrations présidées par l’évêque. (AB) |
| Praxis | Action militante (pour l’avènement d’un monde meilleur). |
| Prolégomènes | Introduction, préface. Notions, principes préliminaires à l’étude d’une question. |
| Quiétisme | Courant spirituel qui pense que lorsque l’âme parvient à s’unir étroitement à Dieu, elle n’a plus, ni actes à produire, ni effort à faire, ni même résistence à opposer à la tentation : elle ne pêche plus, même si elle semble aller à l’encontre de la loi de Dieu. Doctrine condamnée en 1687 |
| Rit | Même mot que « Rite », mais en fait il est réservé pour désigner les particularités d’une famille liturgique Rit latin, Rit byzantin, Rit bénédictin. (AB) |
| Rite | Suite ordonnée de gestes ayant un objet visé. Ses caractères font de lui une opération sociale, programmée & répétitive, réalisée avec des éléments matériels & sensibles, afin de s’approcher de l’autre (personne, groupe, Dieu) pour s’incorporer à lui, ou renouveler cette incorporation. (AB) |
| Rituel | Livre contenant la liturgie des sacrements et des bénédictions donnés par le prêtre. (AB) |
| Rubriques | Du mot latin signifiant ‘rouge’ : descriptions des gestes et des rites que les officiants doivent effectuer dans une célébration liturgique ; pour les distinguer des prières à dire, écrites en noir, les rubriques étaient écrites en rouge. (AB) |
| Sacrements | « Le sacrement au sens large est une réalité humaine qui réalise et manifeste une intervention de Dieu dans notre monde pour le salut des hommes. Il a une face visible, le signifiant, et une face invisible, le signifié. Comme réalité du monde, il est objet d’analyses rationnelles ; comme réalité divine, il est objet de foi. Il importe cependant de ne pas juxtaposer les deux réalités, mais de bien voir que l’on n’atteint le signifié que par le signifiant. La réalité visible est lue dans la foi comme action salutaire de Dieu » (Mgr R. Coffy). Au sens strict : « Les sacrements du Nouveau Testament institués par le Christ Seigneur et confiés à l’Église, en tant qu’actions du Christ et de l’Église, sont des signes et moyens par lesquels la foi s’exprime et se fortifie, le culte est rendu à Dieu et se réalise la sanctification des hommes ; c’est pourquoi ils contribuent largement à créer, affermir et manifester la communion ecclésiastique » (CIC, canon 840). « Les sacrements sont des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Église, par lesquels la vie divine nous est dispensée. Les rites visibles sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement. Ils portent fruit en ceux qui les reçoivent avec les dispositions requises » (CÉC, # 1131). |
| Scrutin | du latin : ‘scrutari = visiter, rechercher’. Ce rite traduit le regard attentif et plein de bonté de Dieu qui vient chercher et visiter l’homme. Mais sur le chemin de la foi existent des obstacles, intérieurs & extérieurs, que l’homme doit surmonter – avec l’aide de la grâce – pour répondre à l’appel de Dieu. Aussi les ‘scrutins’ éclairent-ils les futurs baptisés sur le sens de la lutte dans laquelle ils se trouvent engagés et des ruptures auxquelles ils doivent consentir. (« Dans vos Assemblée » I, p. 217). |
| Signe | « Réalité visible quelconque, naturelle ou conventionnelle, qui oriente vers une autre réalité, visible ou invisible … Il représente l’intermédiaire entre le sensible et le spirituel » (R. Legall). |
| Signifiant | Elément matériel perceptible aux sens de celui à qui on fait signe pour obtenir une autre réalité qu’on ne peut se procurer soi-même. (AB) |
| Signifié | Réalité à communiquer à celui qui fait signe. (AB) |
| Sotériologique | Mystère du Salut |
| Stochastique | Qui dépend ou résulte du hasard |
| Symbole | Le nom de « symbole » est donné à toute réalité concrète évoquant, par un certain type de rapport, quelque chose d’autre ou d’impossible à percevoir par les sens. On peut le définir comme une « structure de signification où un sens direct, primaire, littéral, désigne par surcroît un autre sens indirect, secondaire, figuré, qui ne peut être appréhendé qu’à travers le premier » (Ricoeur). « Le symbole a pour rôle fondamental de joindre, en les révélant, plusieurs niveaux du réel : à l’homme tout entier, il manifeste la connivence des êtres » (R. Le Gall). Dans le symbolisme religieux, le symbole humain sert de support à un symbolisme supplémentaire où « les éléments naturels reçoivent un surplus de sens » (A. Vergote). |
| Théodicée | Partie de la métaphysique qui traite de l’existence et de la nature de Dieu, avec les lumières de l’expérience et de la raison |

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